Vous avez tout essayé : rituels, bruit blanc, veilleuse, horaires au cordeau. Votre bébé se réveille quand même toutes les deux heures, ou refuse de s'endormir ailleurs que dans vos bras. Et si, au-delà des routines, il fallait aussi regarder le stress que vit toute la famille ?
Le sommeil, un baromètre du système nerveux
Pour dormir, un tout-petit doit se sentir en sécurité. Or son système nerveux est encore immature : il capte tout, régule peu. Une naissance longue ou brutale, une séparation précoce, une période de stress à la maison, un déménagement, l'arrivée d'un petit frère… autant d'événements qui peuvent bousculer ses repères.
Le sommeil est souvent le premier à en témoigner : pleurs du soir, réveils, difficulté à lâcher prise au moment de s'endormir. Rappelons aussi que les réveils nocturnes sont normaux à cet âge : le sommeil se construit petit à petit.
Ce que fait la kinésiologie
Avec un nourrisson, on utilise le test musculaire par transfert : le parent tient l'enfant, et son propre bras sert de relais. On explore ce qui peut créer de la tension, puis on propose des rééquilibrages en douceur.
Selon l'enfant, une ou plusieurs séances peuvent être nécessaires. Les retours des parents sont très encourageants.
Et les parents dans tout ça ?
Un bébé qui ne dort pas épuise ses parents, et un parent épuisé a du mal à trouver le calme dont il aurait besoin. Ce cercle n'est la faute de personne, mais il faut bien l'interrompre quelque part. C'est pourquoi une partie de la séance vous est souvent destinée : quand vous relâchez, votre enfant relâche aussi.
Le sommeil de votre enfant n'est pas un problème à résoudre, c'est une histoire à écouter.
Quand consulter
- Après avoir écarté toute cause médicale avec votre pédiatre (reflux, otite, poussée dentaire…).
- Quand les réveils durent depuis plusieurs semaines sans amélioration.
- Quand vous sentez que la naissance ou une période difficile a laissé une trace.
- Quand vous vous sentez vous-même à bout : c'est aussi une bonne raison de consulter.


